( M'zelle Bulle )

( M'zelle Bulle )
Fanny, 16 ans dans cette inhumanité, rongée depuis plus de trois ans par la dépression et par des troubles du comportement alimentaires. Hospitalisée pendant 18 mois ( en tout ). Ne me jugez pas, essayez plutôt de comprendre ce désordre mental qui me détruit. Vous n'en ressortirez que plus mature. Sachez que je méprise les gens qui me veulent du mal. Voilà, je vous laisse rentrer dans ma tête.

Comment vous expliquez comment je me voit. Je déteste mon corps à cause de ses gestes violents, malsains. Détruite par l'injustice de la Justice française. J'ai peur de grandir, car pour moi les adultes sont des enfants périmés. Périmés de l'intelligence et de l'indulgence. Mes parents ne me comprennent pas . Je vis dans mon existence, la mienne, personnelle, je vis dans ma tête. Et, quand j'ose affronter la vie, la vôtre, je me fais du mal et ça me détruit. Dans ces moments là, j'me sens terriblement abandonnée, entourée mais comme seule au monde. Je ne sais même plus si c'est la vérité ou le fruit de mon incroyable rejet des autres. Je leur parle, je les analyse et puis finalement, je fini toujours par m'en dégoutter et je les rejette. Il me faut des êtres parfait, or personne ne l'est. Je veux la perfection, envers moi et envers les autres. Je suis intransigeante. Enfin, j'ai tellement peur d'être analyser et d'être rejeter à mon tour que je fais en sorte de me limiter à des sentiments d'amitié. L'amour, je le garde à l'intérieur de moi, histoire de pas avoir encore plus mal. Finalement, je suis épuisée d'apprendre, de m'abandonner à des gens et de finir sur le bas côté en train de vomir mon dégoût du monde. Je veux être la perfection incarnée, la seule et l'unique, quitte à en crevée. Je suffoque dans votre existence, sachez-le. Et dire que vous vous croyez libre...
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# Enviado el viernes 26 de junio de 2009 17:10

Modificado el sábado 03 de octubre de 2009 08:43

« Es-ce que ça ira mieux quand je serai grande ? »

«  Es-ce que ça ira mieux quand je serai grande ? »
Je me suis fait attraper, je suis tombée dans son piège. Mon amie m'a envoyé à l'hôpital, elle a essayé de me tuer.

Je la connais depuis plusieurs années. Au début, j'en entendais juste parler, enfaîte je ne l'aimais pas et puis, j'ai fait connaissance avec elle et on est très vite devenu meilleures amies. Elle m'a donné tout ce qu'elle avait pour moi et en retour je l'ai écouté, malgré le fait que j'ai eu très peur et très mal à cause de certains de ses conseils. Oh bien sûr, elle m'a aussi aidé à me débarrasser de ce qui me pourrissait la vie. Elle était toujours là, à mes côtés, au début c'était bien, je pouvais me confier, elle savait très bien ce que je ressentais, elle me comprenait mieux que n'importe qui. Mais elle est devenue très envahissante dans ma vie, dans mes pensées. Mes parents ne l'ont jamais aimée mais je m'en fichais.

Tu sais, ce n'est pas la première fois que je me retrouve aux urgences à cause d'elle, elle me dit de faire des choses dangereuses, mais elle est la seule à me comprendre alors je l'écoute, je ne peux pas faire autrement. J'ai été hospitalisée plusieurs fois à cause d'elle, certaines personnes disent qu'elle va m'achever si elle continue. Mais je crois que j'ai peur qu'elle m'abandonne, j'ai peur de vivre sans elle. Je ne sais plus comment je peux avoir une vie normale sans elle. Tu sais, à présent je ne l'aime plus, je la déteste, elle est ma pire ennemie.



Son nom ?


Anorexie-Boulimie.

# Enviado el viernes 26 de junio de 2009 17:28

Modificado el domingo 16 de agosto de 2009 06:30

Laure.

Laure.
Laure.


Elle. J'ai tellement de choses à dire sur cette personne. Elle, elle m'a sauvé la vie à plusieurs reprises sans même le savoir. Elle m'a redonné l'envie et la force de me battre contre ces foutus TCA's. Elle m'a écouté, elle m'a conseillé, elle m'a fait confiance, elle a cru en moi. Elle m'a donné le courage d'arrêter les scarifications.

J'ai une entière confiance en elle. Je sais qu'elle est toujours là quand j'ai besoin de me confier à elle. Je n'est pas peur d'éventuelles conséquences quand je lui parle. Elle me fait rire et elle sait à quel point j'en ai besoin. Elle sait voir quand je vais mal, même quand j'affiche un grand sourire. Elle trouve toujours les bons mots, les bonnes idées pour me convaincre de ne pas abandonner..

Elle, elle est tellement humaine comparée aux autres, elle à tellement l'air si sûr d'elle, elle a cette force que j'admire... Je l'aime pour tout ça, pour tout ce qu'elle représente à mes yeux, elle compte énormément pour moi et peu importe ce que les gens diront, peu importe ce qu'ils penseront, je ne changerai jamais d'avis. Ne penser pas que je l'oublierai un jour, ce ne sera jamais le cas.

# Enviado el viernes 26 de junio de 2009 17:36

Modificado el viernes 04 de septiembre de 2009 15:01

« J'aurai voulu être un auteur pour pouvoir inventer ma vie »

«  J’aurai voulu être un auteur pour pouvoir inventer ma vie »
J'ai vu, entendu, senti des choses. Mon corps d'enfant a été sali, bousiller par un menteur, violeur. Il ne sera jamais puni. La justice française est injuste, elle me laisse me détruire. Je me détruit car il est libre. Libre de détruire une autre.. Ma tête est en constante guerre avec cette société. Mon cerveau est dans un conflit permanent avec mes entrailles. Je hais ma tête, je hais mon corps. Je déteste les choses qui pénètrent mon être. Peu importe la chose, j'en ai horreur. Je vomis mon propre sang, je rejette leur amour. Je recrache dans un mélange acide tous mes sentiments, laissant ainsi mon bonheur s'échapper. Ne vous croyez jamais libre de votre existence. Je suis le mal, maudite, je cache bien mon jeu. Je me perds dans votre existence. En recherchant un monde où il fait bon de vivre, je me suis perdue dans votre enfer.

# Enviado el viernes 26 de junio de 2009 17:44

Modificado el domingo 16 de agosto de 2009 05:56

« J'aimerai qu'on me ramène, respirer, marcher vers l'avant »

«  J’aimerai qu’on me ramène, respirer, marcher vers l’avant »
Je ne suis pas là pour vous plaire. Ni pour me plaire à moi moi-même d'ailleurs, sinon je ne serai pas là. Je me détruit. Je me tue à petit feu en ne mangeant plus, ou des portions infimes. Je me torture en tailladant mes bras à coups de cutters ou de rasoirs. Je vomis en espérant que mon corps abandonne. Je me laisse partir en faisant ces Bad-Trips. J'veux mourir. Je n'veux pas qu'on m'tienne en vie. Je n'veux pas qu'ils croient qu'c'est des " appels à l'aide ". Ils ne peuvent plus rien faire pour moi. Mon coeur s'est arrêter il y a bien longtemps. Je le sais et je hais cette pensée. Ne croyez pas que je suis une éternelle pessimiste, j'voudrais tellement vivre heureuse ! Mais y'a comme un truc qui me pousse à me détruire, toujours plus. Pas pour leur prouver mon mal-être puisque j'y laisserai ma vie. Pas pour me faire plaindre, j'ai horreur de ça. Mais peut-être seulement pour me venger de ce qu'il m'a fait, même si au fond je sais très bien qu'il s'en contrefiche. Je me détruit car il faut que quelqu'un soit puni pour ce qu'il m'a arraché. La justice ne veux pas le faire payer, alors je paye à sa place. Et comme cette haine que j'ai contre lui ne s'arrêtera qu'à ma mort, j'vais faire en sorte d'en mourir. Je vais en crever. Crever de Douleur.


# Enviado el viernes 26 de junio de 2009 17:50

Modificado el domingo 16 de agosto de 2009 05:58